mercredi 6 janvier 2010

Affaire Aminatou Haïdar, l'arbre qui cache la forêt


Affaire Aminatou Haïdar, l'arbre qui cache la forêt

Sur le plan médiatique, le Maroc malmené, mais les lignes de la diplomatie officielle restent inchangées.
Derrière l’affaire Haïdar, une volonté du Polisario de détourner l’attention de son refus de retourner à la table des négociations.
Le Maroc se prépare à entamer la régionalisation de manière unilatérale.
«Si Aminatou Haïdar vient à mourir, le Polisario et les sahraouis seront à court d’arguments pour se maintenir dans une voie pacifique». Lundi 7 décembre, à l’occasion d’une émission de la Radio nationale d’Espagne (RNE), Abdelkader Taleb Omar, secrétaire général du Polisario et Premier ministre de l’autoproclamée république arabe sahraouie démocratique (RASD), a profité de l’affaire Haïdar pour lancer une énième menace de retour à la guerre. Fait nouveau, il ne s’est pas privé cette fois d’adresser un avertissement à l’Espagne, en affirmant que cette affaire laisse «une trace noire» dans les relations du pays avec les séparatistes.
Lancée le 15 novembre dernier à l’aéroport de Lanzarote (Canaries), la grève de la faim, initiée par la séparatiste Aminatou Haïdar à la suite de son refoulement vers l’Espagne, n’en finit pas de monopoliser l’attention des médias chez notre voisin du nord. Hommes politiques, stars et associations étrangères se sont succédé à ses côtés ou lui ont exprimé leur soutien. Quant aux articles de presse dédiés à cette affaire, ils se comptent désormais par milliers. Fait révélateur d’un scénario désormais bien connu du Maroc : ces derniers reproduisent de manière quasi uniforme la version des faits telle que présentée par le camp séparatiste. En revanche, très peu de journaux espagnols ont pris en compte les évènements tels que rapportés par la partie marocaine, ne serait-ce que pour critiquer cette dernière version.
Techniquement, le Maroc est dans son droit. Aminatou Haïdar a refusé d’indiquer sa nationalité sur la fiche de police, a renié sa nationalité devant le procureur du Roi et des témoins et a remis son passeport aux autorités marocaines. En vertu des conventions internationales, elle doit donc retourner à l’aéroport de son embarquement, soit l’île espagnole de Lanzarote.

Le Maroc perdant sur le plan de la communication...
Faut-il croire que, dans cette affaire, notre pays a sous-estimé la force de frappe médiatique du camp séparatiste ? Certains le pensent. «Le Maroc a une bataille difficile à mener contre la propagande. Nous devons l’affronter, tout en évitant de commettre des erreurs qui renforceraient l’adversaire. La décision qui a été prise concernant Aminatou Haïdar aurait dû faire l’objet d’une étude plus approfondie», regrette Larbi Messari, ex-ministre de la communication et fin observateur des relations maroco-espagnoles. Un sentiment que confirme Mustapha Naïmi, professeur universitaire et membre du Corcas. «Cette affaire, dit-il, va avoir des implications très lourdes. Alors que le travail réalisé pendant des années par le Maroc sur le plan des droits de l’homme avait permis d’amener l’opinion internationale et les ONG, en particulier espagnoles, à revoir leur position concernant la crédibilité et la légitimité de la position marocaine sur l’affaire du Sahara, tout ce que le Maroc a construit a été balayé par cette histoire. Pour reconduire ce processus, il va falloir fournir bien des efforts, et c’est en cela que l’action algéro-polisarienne est très dangereuse». Selon lui, cette mauvaise gestion risquerait même, si les choses continuaient de se dégrader ainsi, de faire perdre au Maroc le soutien de l’Espagne officielle tout comme celui de l’Afrique du Sud par le passé. A voir…

... mais gagnant sur le plan diplomatique
Malgré cela, le Maroc est loin d’avoir perdu sur toute la ligne, car si son image a été quelque peu ternie par la propagande médiatique, elle reste intacte au niveau de la diplomatie officielle. Si les opinions publiques, notamment en Espagne, se sont solidarisées avec la séparatiste, la position des gouvernements, elle, n’avait connu aucun changement à l’heure où nous mettions sous presse, mercredi 9 décembre.
Ainsi, la France a marqué un franc soutien au Maroc à l’occasion de la huitième session du Conseil d’association Maroc-Union européenne qui s’est tenue le 7 décembre. L’UE, elle, s’est refusée à intervenir dans ce problème, le considérant comme une affaire purement bilatérale. Par la voix de sa commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, l’UE s’est contentée d’exprimer sa confiance en la capacité du Maroc et de l’Espagne à trouver une solution «politique ou humanitaire de compromis».
Enfin, les Etats-Unis, qui ont confirmé début novembre qu’ils maintiendraient leur position quant au conflit du Sahara, se sont tout au plus contentés d’exprimer, il y a quelques jours, leur inquiétude pour la santé de Haïdar et d’appeler à la clarification de son statut juridique, sans émettre de commentaires sur les démarches qui ont mené à la situation actuelle.
Enfin, même en Espagne, qui s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne en janvier prochain, le discours officiel n’a pas changé. En réponse aux propos de Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM, qui s’était rendu sur place pour communiquer sur cette affaire, José Luis Zapatero, le Premier ministre, a souligné les «zones d’intérêts communs» aux deux pays, et la nécessité que «l’intérêt général» puisse prévaloir malgré les difficultés.

L’Espagne sur le gril
Voilà pourtant près d’un mois que le gouvernement de Zapatero, dont les relations avec le Maroc ont connu une longue période de réchauffement, est sévèrement malmené par les médias espagnols, bien que le ministre des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, n’ait pas ménagé ses efforts pour trouver une issue amiable à la crise. En effet, après avoir proposé à Haïdar de lui accorder le statut de réfugiée, la nationalité espagnole et même un logement pour elle et sa famille, le ministre est allé jusqu’à tenter de la faire ramener en avion au Maroc, vendredi et samedi 4 et 5 décembre, avant d’essuyer un refus de la part des autorités marocaines. En désespoir de cause, M. Moratinos est allé jusqu’à réunir les groupes parlementaires de son pays pour tenter de la convaincre de continuer sa démarche de protestation par d’autres moyens que la grève de la faim, et cela avant tout dans le but d’éviter un décès qui ne ferait qu’aggraver les choses. Enfin, son gouvernement a même fait appel au Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) et à l’Algérie pour l’aider à trouver une sortie de crise... Le premier n’a pas tardé à lui répondre : mardi dernier, Navi Pillay, numéro 1 du HCR, appelait à ce qu’Aminatou Haïdar puisse retourner dans son pays -sans donner davantage de précisions- tout en soulignant que c’est «à elle-même (Haïdar) de prendre la décision, qui est une décision individuelle». Une position qui ne contredit pas celle du Maroc, où, de source officielle, l’on souligne que c’est avant tout à la concernée de clarifier son statut. «Aminatou Haïdar est-elle marocaine ? réfugiée ? apatride ? algérienne ? “polisarienne” ? C’est comme elle le souhaite, elle doit juste s’exprimer à ce sujet», indique cet officiel marocain qui met en avant les contradictions du dossier. «Pour le passeport, le salaire, les indemnités versées par l’IER, elle veut être marocaine; pour ce qui est de ses positions, elle est ‘‘polisarienne’’ ; enfin, pour ses voyages, elle a eu recours à la logistique algérienne et dispose d’une carte de séjour espagnole. Elle veut être tout cela en même temps, ce qui n’est pas logique».
Enfin, il est à rappeler que si le secrétaire général de l’ONU s’est exprimé sur cette affaire, ce n’était pas pour prendre position contre la décision marocaine mais c’est avant tout par rapport à la situation de Haïdar et celle du sort du processus lancé à Manhasset.

Un blocage qui en cache un autre
Surmédiatisée, cette affaire a en effet occulté l’annulation, en raison d’un blocage de la part du Polisario, d’une deuxième rencontre informelle qui était prévue ce mois de décembre entre le Maroc et le Polisario. Les discussions étaient même suffisamment avancées pour que plusieurs dates soient retenues. L’Autriche avait d’ailleurs proposé d’accueillir l’événement, mais Christopher Ross, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU au Sahara, a échoué dans sa tentative de convaincre la partie adverse. A l’instar de l’affaire Tamek et ses compagnons, la crise suscitée par Haïdar semble n’être vraisemblablement qu’un contre-feu déclenché par le camp séparatiste pour masquer son refus de retourner à la table des négociations. En prenant position sur cette question, le Polisario et son allié algérien sont désormais en train de mettre en danger la poursuite du processus de négociation en imposant des conditions préalables, là où le principe était justement qu’il n’y en ait pas.
Lancé en 2007, le processus de négociation avait débouché sur 4 rounds de négociation à Manhasset (Etats-Unis) qui s’étaient enlisés dans des questions de forme. Nommé en janvier 2009, désireux d’organiser des rencontres informelles auxquelles les protagonistes assisteraient «de bonne foi et sans conditions préalables», comme le veut la résolution du Conseil de sécurité, Christopher Ross n’est parvenu à organiser jusqu’à présent qu’une rencontre en août. Entre-temps, le Maroc, armé de son projet d’autonomie pour le Sahara, a réussi à marquer des points, particulièrement au niveau des organisations intergouvernementales comme le Conseil de sécurité de l’ONU, son Assemblée générale, mais aussi le Sommet des non-alignés et même l’Union Africaine.

Régionalisation interne
Reste que tant que le blocage persistera dans le camp séparatiste, il sera difficile pour le Maroc d’avancer vers un début de solution à la problématique du Sahara. Faute d’un retour à la table des négociations, le Maroc sera-t-il amené à poursuivre le processus de régionalisation en solo ? Une chose est sûre, plusieurs avertissements ont été lancés en ce sens par le passé, au cas où les discussions de Manhasset viendraient à échouer. Et c’est sans doute dans cette logique qu’interviennent les changements annoncés dans le discours royal du 6 Novembre dernier. En effet, au delà du «serrage des vis» annoncé à l’encontre des séparatistes de l’intérieur, le Souverain a réaffirmé l’attachement du Maroc au «processus onusien de négociation autour de notre Initiative d’autonomie» tout en annonçant un plan intégré destiné à faire bénéficier les provinces sahariennes de la primauté dans le processus de régionalisation avancée escomptée, de façon à conforter leur capacité à gérer leurs propres affaires locales et veiller à ce que le gouvernement fasse de ces provinces un modèle de déconcentration et de bonne gouvernance locale (...) en leur conférant de larges compétences sous la supervision, légale et ferme, des walis et des gouverneurs. Le tout sans oublier la restructuration du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (CORCAS) et en procédant à la révision du champ d’action de l’Agence de développement des provinces du sud.
Cette dernière initiative devrait continuer de renforcer la position nationale, y compris dans la perspective d’un retour à la table des négociations. Reste que, quoi qu’il décide, notre pays devra impérativement prendre en compte la force de frappe de l’adversaire sur le plan médiatique, en particulier auprès de l’opinion publique internationale, sans quoi des alliés précieux comme l’Espagne risquent de se retrouver en difficulté.
Dans cette affaire Haïdar, la partie marocaine a pris quelques initiatives louables bien que tardives, avec les visites de MM. Biadillah et Baraka en Espagne, la création d’une association des parlementaires sahraouis, ou l’annonce par le PAM de son intention d’envoyer, en réponse au discours royal du 6 Novembre, des délégations à Bruxelles, aux Etats-Unis et en Espagne pour défendre la cause marocaine et qui commence déjà à faire des émules chez les autres partis. Il faudra toutefois beaucoup plus pour contrer les réseaux en place depuis trente ans.


Médias :La version marocaine ? Impubliable en Espagne


A son arrivée à l’aéroport de Laâyoune en provenance des Etats-Unis, via Lanzarote, le 14 novembre dernier, Aminatou Haidar se refuse à accomplir les formalités d’usage en remplissant la case «nationalité» de sa carte de débarquement puis, en présence d’un procureur, renonce officiellement à sa nationalité marocaine et aux documents qui vont avec. Ne disposant plus de son passeport ou d’autres documents permettant son entrée sur le territoire national, elle est renvoyée vers le lieu de sa provenance, en l’occurrence l’aéroport de Lanzarote, conformément au règlement de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Relevant de la loi espagnole sur les étrangers, elle a été autorisée à entrer sur le territoire espagnol en vertu de sa carte de séjour. C’est toutefois une tout autre version des faits qui a été rapportée par les médias espagnols : selon cette dernière, la concernée s’est vu confisquer ses papiers à la frontière marocaine avant d’être expulsée de manière abusive par le Maroc. Complice, l’Espagne l’aurait séquestrée sur son territoire. Désormais, Aminatou Haïdar réclame son passeport marocain et affirme «préférer se trouver dans une prison du Sahara occidental plutôt qu’en Espagne». Qui croire ? Il semble bel et bien que les médias espagnols aient fait leur choix. Ayant tenté d’approcher la quarantaine de journalistes présents à l’aéroport de Lanzarote pour leur présenter la version des faits marocaine, une quinzaine de membres de l’Association Sahara marocain (ASM) se sont heurtés au refus de ces derniers de les écouter. «Normalement, la démarche journalistique aurait voulu que l’on écoute la version de l’autre camp, puis celle des Marocains qui étaient présents sur place. Mais lorsque nous en avons parlé à certains d’entre eux, ils nous ont répondu : “Je m’en fiche” ou “je ne peux pas publier ça comme ça”», indique Reda Taoujini, président de l’ASM.

Options :Régionalisation : deux cheminements parallèles ?


Si l’opinion publique a retenu du discours royal du 6 Novembre dernier le tournant bienvenu que constitue la fermeté du Maroc par rapport aux séparatistes de l’intérieur, elle a moins donné d’importance au plan intégré de régionalisation lancé par le Souverain et qui signifie clairement que le Royaume avancera de manière unilatérale faute d’interlocuteurs. Il reste à savoir comment ces mutations vont se décliner, notamment au niveau du découpage des régions du sud et de l’Agence du sud. Récemment, le Premier ministre Abbas El Fassi a laissé entendre que la zone non contestée du Sahara pourrait être retirée des zones d’intervention de l’agence. «Le Maroc va très vraisemblablement poursuivre deux cheminements en parallèle : le premier va dans le sens de la légitimité internationale, et c’est ce qui explique les mesures récemment annoncées qui consistent à séparer la région de Guelmim de la région de Saquia El Hamra et Oued Eddahab. D’un autre côté, il va certainement trouver une solution parallèle qui permettra d’entamer un processus de régionalisation élargie qui implique les trois régions, dans le cadre de l’administration marocaine, en interne et loin de toutes les considérations internationales», explique Mustapha Naïmi, membre du Corcas.

sahara; La position US réaffirmée sous l'Administration Obama


sahara; La position US réaffirmée sous l'Administration Obama

Les Etats-Unis, qui sont liés au Royaume du Maroc par une amitié séculaire, qui ne s'est jamais démentie depuis plus de 230 ans, ont réaffirmé en 2009 qu'il n'y a «pas de changement» dans leur position au sujet de l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara, que Washington avait, à plusieurs occasions, qualifiée de «sérieuse» et de «crédible».


«Je ne veux pas que qui que ce soit dans la région, ou ailleurs, ait le moindre doute au sujet de notre politique (concernant l'initiative marocaine d'autonomie), qui demeure la même», avait souligné le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, en marge de la sixième édition du Forum de l'Avenir, qui s'est tenue les 2 et 3 novembre dernier à Marrakech.
Tout en rappelant que le Traité de paix et d'amitié signé en 1787 avec le Maroc est le plus ancien de l'histoire des Etats-Unis, en ce sens qu'il a ouvert la voie à des relations bilatérales sans interruption et sans nuage, Mme Clinton a fait observer que la position américaine vis-à-vis du Plan d'autonomie a été «réaffirmée sous l'Administration Bush et demeure la politique des Etats-Unis sous l'Administration Obama».
«Les réformes socio-économiques en cours font du Maroc un pays fort». La Secrétaire d'Etat avait saisi cette occasion pour faire part de toute son «appréciation des changements qui ont été initiés au Maroc sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI et que le gouvernement suit sous son leadership».
Elle a, dans ce cadre, salué «tout particulièrement les nouvelles libertés dont jouit la femme marocaine», et en veut pour preuve l'élection lors du dernier scrutin communal de pas moins de 3.000 femmes.

Le chef de la diplomatie américaine a, d'autre part, noté que les réformes initiées par le Souverain font du Maroc «un pays fort», faisant remarquer que «plus on encourage la participation des citoyens (dans la vie publique), plus on les incite à prendre des décisions responsables et plus le Maroc devient plus fort».
Abondant dans le même sens, l'ambassadeur itinérant du département d'Etat chargé de la question féminine dans le monde, Mme Melanne Verveer, a noté que le Royaume, qui a fait des «progrès énormes» au cours des dernières années en matière de réformes visant la consolidation des droits de la femme, est devenu un «modèle à suivre» dans ce domaine.
«En matière des droits de la femme, le Maroc a réalisé des progrès énormes au cours des dernières années et est devenu un modèle dans la région, à travers notamment la réforme du Code de la famille», a souligné la responsable américaine dans un récent entretien à la MAP, en félicitant les femmes, les activistes et toutes les personnes qui se sont engagés pour concrétiser ces «réalisations extraordinaires».

Mme Verveer a de même salué l'adoption des mesures d'accompagnement du nouveau Code de la famille visant à sensibiliser les femmes, les magistrats et l'ensemble des intervenants quant au contenu et aux dispositions de cette nouvelle législation, se félicitant, dans ce cadre, de l'«excellente» coopération entre le Maroc et les Etats-Unis en matière de promotion des droits de la femme.
Le Maroc, pays de tolérance et du juste milieu L'Administration américaine a, à maintes reprises cette année, affirmé que le Maroc est «particulièrement bien positionné» pour montrer la voie en matière de dialogue entre les religions, de par son histoire et sa tradition de tolérance et du juste milieu, en droite ligne du discours que le Président Barack Obama avait donné au Caire.

Mme Clinton note, à ce propos, que le Royaume constitue un «modèle dans la région», et peut tout naturellement montrer la voie. En effet, dans son rapport 2009 sur les libertés religieuses dans le monde, le département d'Etat souligne que le Royaume continue de promouvoir un Islam modéré et d'encourager la tolérance, le respect et le dialogue inter-religieux.
Le document n'a pas manqué de citer le rôle de premier plan joué par le Maroc dans la création d'une «nouvelle alliance civile pour la citoyenneté dans le monde arabe», en rappelant que cette alliance regroupe plusieurs ONG et personnalités actives dans les questions de citoyenneté dans la région arabe.
Le Royaume, fait observer le rapport, participe, par ailleurs, à la Fondation Anna Lindh pour l'alliance des civilisations, dont le président est André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi, ainsi que dans le cadre d'autres groupes internationaux promouvant la tolérance religieuse.

Les efforts du Maroc visant la promotion d'un Islam modéré se sont également illustrés à travers le programme de formation des Mourchidate, lancé en 2006, note le département d'Etat, relevant que plus de 200 femmes ont suivi cette formation qui leur a permis d'inculquer les préceptes de l'Islam et de conseiller les femmes sur une variété de questions concernant notamment leurs droits et le planning familial.
«Les relations Maroc-US sont marquées par une vision commune.
L'excellence des relations bilatérales maroco-américaines ne se limite pas uniquement au plan exécutif, mais va au-delà pour trouver son expression également au niveau du Congrès américain, aussi bien auprès des Républicains que des Démocrates.

Dans une récente déclaration à la MAP, le congressman républicain, Mario Diaz-Balart, a souligné le caractère «exceptionnel» et «singulier» des relations maroco-américaines, relevant que le Royaume est «le meilleur allié» des Etats-Unis dans la région. «Nous partageons de profondes et de très fortes relations avec le Royaume (...) qui est notre meilleur allié dans la région», affirme-t-il, soulignant que le Maroc a clairement fait montre, à travers l'histoire, de son soutien aux valeurs de «la promotion de la paix et de la prospérité».
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Appréciation
Le législateur US a, d'autre part, souligné le caractère «profond» des relations qu'entretient son pays avec le Royaume, notant que ces relations se sont renforcées davantage avec la signature d'un accord de libre-échange qui s'est avéré «avantageux» pour les deux pays et grâce auquel de nouveaux domaines de coopération ont pu être explorés. Le congressman démocrate, Keith Ellison, a salué, pour sa part, l'Islam de tolérance et du juste milieu prôné par le Maroc, faisant part de sa haute appréciation des réformes qui ont été mises en oeuvre dans le Royaume, en particulier celles relatives à la consolidation des droits de la femme. «Le Maroc, qui est un exemple dans la région en matière de tolérance religieuse, a un grand rôle à jouer dans la promotion de la compréhension mutuelle entre les religions», soutient-il.

Les relations maroco-américaines, marquées par une vision commune au sujet de nombre de questions internationales, se sont consolidées davantage par la conclusion en 2004 de l'accord de libre-échange, le seul avec un pays africain, qui a eu un impact positif sur les échanges commerciaux entre les deux pays et la signature aussi d'un accord important portant sur 697,5 millions de dollars entre Rabat et Washington, dans le cadre du Millenium Challenge Account (MCC).

mardi 5 janvier 2010

Sahara marocain : «Khat Achahid» appelle le Polisario à ouvrir la voie au dialogue


Mahjoub Salek a appelé les dirigeants du Polisario à ouvrir la voie au dialogue et à tenir un congrès libre et transparent.

«Le front Polisario n’a pas la volonté sincère de trouver un règlement au différend du Sahara, puisqu’il tire profit du statu quo», a précisé Mahjoub Salek, porte-parole du mouvement «Khat Achahid», opposé au Polisario, dans une déclaration à la chaîne de télévision «Al Arabiya», diffusée jeudi soir. M. Salek a appelé la direction actuelle du Polisario à «ouvrir la voie devant les jeunes afin d’engager des négociations de bonne foi pour délivrer nos proches de leurs souffrances dans les camps de Lahmada et leur permettre de regagner leur patrie, la tête haute». Il a également appelé la direction actuelle du Polisario à ouvrir la voie au dialogue et à tenir un congrès libre et transparent, loin de toute mise en scène, afin de permettre à la population des camps de s’exprimer. Le porte-parole du mouvement «Khat Achahid» a, en outre, dénoncé avec force les pratiques des dirigeants du Polisario en qualifiant ces derniers d’incapables et de corrompus, rappelant qu’ils n’ont rien apporté à la population des camps depuis le cessez-le-feu. «Le Polisario n’a fait qu’exploiter à des fins mercantiles les souffrances qu’endurent les femmes, les enfants et les personnes âgées dans l’enfer des camps», a ajouté Mahjoub Salek. Il a souligné, par ailleurs, que le Polisario cherche, à travers cette instrumentalisation de la souffrance, à rester éternellement au pouvoir. M. Salek a estimé que le Polisario n’a rien fait pour délivrer les habitants des camps de leurs souffrances à cause de ce conflit qui n’a que trop duré. De son côté, Mohamed Ould Mohamed Mbarek, membre du mouvement «Khat Achahid», a lancé un appel à la direction actuelle du Polisario à démissionner et à ouvrir la voie devant de jeunes directions, qualifiant de «catastrophique» la situation dans les camps de Tindouf.


Le mouvement «Khat Achahid»

«Khat Achahid» est un mouvement réformiste au sein du Polisario qui a toujours contesté la légitimité de l’actuelle direction séparatiste, en l’absence d’un congrès démocratique et légal. Ce mouvement estime qu’elle ne peut négocier avec le Maroc au nom des Sahraouis des camps de Tindouf. Le mouvement «Khat Achahid» s’est toujours montré favorable à négocier avec le Maroc sur la base de l’autonomie et sous les auspices des Nations unies. M. Salek a déjà plaidé pour le dialogue comme unique voie pour la résolution du conflit et rejeté toute la responsabilité sur l’actuelle direction du Polisario qui cherche à faire perdurer la situation actuelle. Le porte-parole du mouvement «Khat Achahid» estime que l’actuelle direction du Polisario ne représente pas les populations sahraouies.

sahara; La position US réaffirmée sous l'Administration Obama



Les Etats-Unis, qui sont liés au Royaume du Maroc par une amitié séculaire, qui ne s'est jamais démentie depuis plus de 230 ans, ont réaffirmé en 2009 qu'il n'y a «pas de changement» dans leur position au sujet de l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara, que Washington avait, à plusieurs occasions, qualifiée de «sérieuse» et de «crédible».

«Je ne veux pas que qui que ce soit dans la région, ou ailleurs, ait le moindre doute au sujet de notre politique (concernant l'initiative marocaine d'autonomie), qui demeure la même», avait souligné le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, en marge de la sixième édition du Forum de l'Avenir, qui s'est tenue les 2 et 3 novembre dernier à Marrakech.
Tout en rappelant que le Traité de paix et d'amitié signé en 1787 avec le Maroc est le plus ancien de l'histoire des Etats-Unis, en ce sens qu'il a ouvert la voie à des relations bilatérales sans interruption et sans nuage, Mme Clinton a fait observer que la position américaine vis-à-vis du Plan d'autonomie a été «réaffirmée sous l'Administration Bush et demeure la politique des Etats-Unis sous l'Administration Obama».
«Les réformes socio-économiques en cours font du Maroc un pays fort». La Secrétaire d'Etat avait saisi cette occasion pour faire part de toute son «appréciation des changements qui ont été initiés au Maroc sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI et que le gouvernement suit sous son leadership».
Elle a, dans ce cadre, salué «tout particulièrement les nouvelles libertés dont jouit la femme marocaine», et en veut pour preuve l'élection lors du dernier scrutin communal de pas moins de 3.000 femmes.

Le chef de la diplomatie américaine a, d'autre part, noté que les réformes initiées par le Souverain font du Maroc «un pays fort», faisant remarquer que «plus on encourage la participation des citoyens (dans la vie publique), plus on les incite à prendre des décisions responsables et plus le Maroc devient plus fort».
Abondant dans le même sens, l'ambassadeur itinérant du département d'Etat chargé de la question féminine dans le monde, Mme Melanne Verveer, a noté que le Royaume, qui a fait des «progrès énormes» au cours des dernières années en matière de réformes visant la consolidation des droits de la femme, est devenu un «modèle à suivre» dans ce domaine.
«En matière des droits de la femme, le Maroc a réalisé des progrès énormes au cours des dernières années et est devenu un modèle dans la région, à travers notamment la réforme du Code de la famille», a souligné la responsable américaine dans un récent entretien à la MAP, en félicitant les femmes, les activistes et toutes les personnes qui se sont engagés pour concrétiser ces «réalisations extraordinaires».

Mme Verveer a de même salué l'adoption des mesures d'accompagnement du nouveau Code de la famille visant à sensibiliser les femmes, les magistrats et l'ensemble des intervenants quant au contenu et aux dispositions de cette nouvelle législation, se félicitant, dans ce cadre, de l'«excellente» coopération entre le Maroc et les Etats-Unis en matière de promotion des droits de la femme.
Le Maroc, pays de tolérance et du juste milieu L'Administration américaine a, à maintes reprises cette année, affirmé que le Maroc est «particulièrement bien positionné» pour montrer la voie en matière de dialogue entre les religions, de par son histoire et sa tradition de tolérance et du juste milieu, en droite ligne du discours que le Président Barack Obama avait donné au Caire.

Mme Clinton note, à ce propos, que le Royaume constitue un «modèle dans la région», et peut tout naturellement montrer la voie. En effet, dans son rapport 2009 sur les libertés religieuses dans le monde, le département d'Etat souligne que le Royaume continue de promouvoir un Islam modéré et d'encourager la tolérance, le respect et le dialogue inter-religieux.
Le document n'a pas manqué de citer le rôle de premier plan joué par le Maroc dans la création d'une «nouvelle alliance civile pour la citoyenneté dans le monde arabe», en rappelant que cette alliance regroupe plusieurs ONG et personnalités actives dans les questions de citoyenneté dans la région arabe.
Le Royaume, fait observer le rapport, participe, par ailleurs, à la Fondation Anna Lindh pour l'alliance des civilisations, dont le président est André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi, ainsi que dans le cadre d'autres groupes internationaux promouvant la tolérance religieuse.

Les efforts du Maroc visant la promotion d'un Islam modéré se sont également illustrés à travers le programme de formation des Mourchidate, lancé en 2006, note le département d'Etat, relevant que plus de 200 femmes ont suivi cette formation qui leur a permis d'inculquer les préceptes de l'Islam et de conseiller les femmes sur une variété de questions concernant notamment leurs droits et le planning familial.
«Les relations Maroc-US sont marquées par une vision commune.
L'excellence des relations bilatérales maroco-américaines ne se limite pas uniquement au plan exécutif, mais va au-delà pour trouver son expression également au niveau du Congrès américain, aussi bien auprès des Républicains que des Démocrates.

Dans une récente déclaration à la MAP, le congressman républicain, Mario Diaz-Balart, a souligné le caractère «exceptionnel» et «singulier» des relations maroco-américaines, relevant que le Royaume est «le meilleur allié» des Etats-Unis dans la région. «Nous partageons de profondes et de très fortes relations avec le Royaume (...) qui est notre meilleur allié dans la région», affirme-t-il, soulignant que le Maroc a clairement fait montre, à travers l'histoire, de son soutien aux valeurs de «la promotion de la paix et de la prospérité».
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Appréciation
Le législateur US a, d'autre part, souligné le caractère «profond» des relations qu'entretient son pays avec le Royaume, notant que ces relations se sont renforcées davantage avec la signature d'un accord de libre-échange qui s'est avéré «avantageux» pour les deux pays et grâce auquel de nouveaux domaines de coopération ont pu être explorés. Le congressman démocrate, Keith Ellison, a salué, pour sa part, l'Islam de tolérance et du juste milieu prôné par le Maroc, faisant part de sa haute appréciation des réformes qui ont été mises en oeuvre dans le Royaume, en particulier celles relatives à la consolidation des droits de la femme. «Le Maroc, qui est un exemple dans la région en matière de tolérance religieuse, a un grand rôle à jouer dans la promotion de la compréhension mutuelle entre les religions», soutient-il.

Les relations maroco-américaines, marquées par une vision commune au sujet de nombre de questions internationales, se sont consolidées davantage par la conclusion en 2004 de l'accord de libre-échange, le seul avec un pays africain, qui a eu un impact positif sur les échanges commerciaux entre les deux pays et la signature aussi d'un accord important portant sur 697,5 millions de dollars entre Rabat et Washington, dans le cadre du Millenium Challenge Account (MCC).

Texte intégral du discours adressé par SM le Roi à la Nation


SM le Roi Mohammed VI a adressé, dimanche soir, un discours à la Nation dont voici le texte :"Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Mesdames, Messieurs, Nous procédons aujourd'hui à l'installation de la Commission Consultative de la Régionalisation.

C'est un moment fort et solennel. Nous considérons qu'il marque le lancement d'un chantier structurant, dont Nous voulons qu'il constitue un tournant majeur dans les modes de gouvernance territoriale.

Nous entendons également en faire un prélude à une nouvelle dynamique de réforme institutionnelle profonde.

De ce fait, la régionalisation élargie escomptée n'est pas un simple aménagement technique ou administratif. Elle traduit, plutôt, une option résolue pour la rénovation et la modernisation des structures de l'Etat, et pour la consolidation du développement intégré.

Aussi, avons-Nous décidé d'associer toutes les forces vives de la nation à l'effort de conception générale de ce projet.

Nous avons jugé opportun de créer, à cet effet, une commission consultative ad hoc. Nous en avons confié la présidence au Professeur Omar Azziman, eu égard à la compétence, l'expérience, l'impartialité et le sens élevé du devoir, que Nous lui connaissons.

Considérant le caractère multidimensionnel de la régionalisation, Nous avons tenu compte, dans la composition de cette commission, de l'attachement, particulièrement patriotique, de ses membres à l'intérêt général, de la diversité de leurs profils et sensibilités, et de la complémentarité de leurs spécialités, ainsi que de leur grande familiarité avec la chose publique et les spécificités locales et régionales de leur pays.

Conformément à l'approche participative dont Nous avons ancré l'usage dans toutes les réformes majeures, Nous appelons la commission à un travail d'écoute et de concertation avec les instances et les acteurs concernés et qualifiés.

Nous attendons de cette commission qu'elle mette au point la conception générale d'un modèle national de régionalisation avancée, englobant toutes les régions du Royaume, et qu'elle la soumette à Notre Haute Appréciation à la fin du mois de juin prochain.

Comme Nous l'avons déjà souligné, Nous invitons la commission à s'attacher à mettre au point un modèle maroco-marocain de régionalisation, issu des spécificités de notre pays.

L'une de ces spécificités fondamentales est que la Monarchie marocaine figure parmi les plus anciennes du monde.

La Monarchie marocaine est restée, à travers les âges, le garant de l'unité de la nation, incarnant la symbiose qui la lie aux différentes composantes du peuple, et veillant à s'enquérir de la situation des populations sur le terrain, partout dans le Royaume.

Le Maroc se distingue par son patrimoine historique séculaire, autant que par son évolution moderniste notoirement connue, en matière de décentralisation élargie. Il appartient donc à la commission de mettre au point un système national novateur de régionalisation, sans pour autant sombrer dans le mimétisme ou la reproduction à la lettre des expériences étrangères.

Notre dessein ultime est de poser les fondements d'un modèle de régionalisation avant-gardiste pour les pays en développement. Nous entendons ainsi conforter la place privilégiée de notre pays, comme exemple à émuler, lorsqu'il s'agit de prendre des positions nationales audacieuses et d'apporter des réponses marocaines créatrices à des questions marocaines majeures.

De ce point de vue, cette conception générale doit être élaborée en s'appuyant sur quatre fondamentaux, à savoir :


-Premièrement : l'attachement aux sacralités et aux constantes de la nation, notamment l'unité de l'Etat, de la nation et du territoire, unité dont Nous sommes le Garant et le Protecteur.

Par conséquent, la régionalisation élargie doit être la confirmation démocratique de la singularité du Maroc, riche par la diversité de ses affluents culturels et de ses atouts spatiaux, le tout se fondant en une identité nationale unique et singulière.

-Deuxièmement, la consécration du principe de solidarité : La régionalisation ne doit pas se réduire à une simple redistribution des compétences entre le centre et les régions.

En effet, la régionalisation ne sera équilibrée et n'aura une portée nationale que si l'exploitation optimale par chaque région de ses atouts et potentialités propres, s'opère en corrélation et en concomitance avec la mise en place des mécanismes efficients de solidarité, incarnant la complémentarité et la cohésion interrégionales dans un Maroc uni.

-Troisièmement : la recherche de l'harmonisation et de l'équilibre, pour ce qui concerne les compétences et les moyens, ainsi que la prévention des interférences et des conflits de compétences entre les différentes collectivités locales, les autorités et les institutions.

-Quatrièmement : l'adoption d'une large déconcentration dont la mise en Œuvre effective est indispensable pour une régionalisation judicieuse, dans le cadre d'une gouvernance territoriale efficiente, fondée sur la corrélation et la convergence.

Mesdames, Messieurs,.

Nous espérons voir aboutir ce chantier fondateur à la concrétisation d'objectifs substantiels majeurs.

Il s'agit, tout d'abord, de l'avènement de régions à part entière viables et stables dans le temps, fondées sur des critères rationnels et réalistes, inhérents à un système de régionalisation nouveau.

Vient, en second lieu, l'émergence souhaitée de conseils démocratiques disposant des prérogatives et des ressources dont ils ont besoin pour prendre en charge le développement régional intégré.

De fait, Nous ne voulons pas que les régions du Maroc de la bonne gouvernance territoriale, soient des entités purement formelles ou bureaucratiques, mais plutôt comme des institutions représentatives d'élites qualifiées et aptes à gérer au mieux les affaires de leurs régions respectives.

Nous entendons, entre autres objectifs majeurs, placer nos provinces du Sud récupérées parmi les premiers bénéficiaires de la régionalisation avancée. Le Maroc, en effet, ne peut se cantonner dans l'immobilisme, alors que les adversaires de notre intégrité territoriale s'évertuent à entraver le processus onusien visant à trouver une solution politique réaliste et mutuellement acceptable au conflit artificiel suscité autour de ces provinces, solution fondée sur Notre Initiative d'autonomie, réservée au Sahara marocain.

Nous réaffirmons que cette initiative, forte de la crédibilité onusienne, reste toujours de mise pour toute négociation sérieuse et responsable devant conduire au règlement réaliste et définitif souhaité.

Parallèlement, Nous sommes résolu à aller de l'avant dans la concrétisation de Notre détermination à permettre aux loyaux fils et habitants de notre Sahara marocain de disposer d'une large latitude dans la gestion de leurs propres affaires locales, et ce, dans le cadre d'une régionalisation avancée que Nous veillerons à mettre en Œuvre avec une volonté nationale souveraine.


Mesdames, Messieurs,.


Nous attendons de chacun qu'il fasse preuve d'une forte mobilisation, et qu'il prenne la pleine mesure des enjeux stratégiques de ce chantier déterminant qu'est la régionalisation élargie, à l'aune duquel on appréciera le succès des grandes réformes structurantes que Nous conduisons.

Nous engageons, donc, la commission à procéder à un examen approfondi des problématiques qui se posent effectivement dans ce domaine, et l'exhortons à mutualiser les efforts et à faire preuve d'innovation et de créativité pour présenter des propositions pratiques et réalisables en la matière.

Notre ambition nationale est de passer d'une régionalisation naissante à une régionalisation avancée d'essence démocratique et vouée au développement.

Nous assurons cette commission de Notre soutien et de Notre volonté de suivre ses travaux, et donnons, à cet égard, Nos Hautes Directives au gouvernement et à toutes les autorités pour qu'ils lui apportent leur collaboration et mettent à sa disposition les moyens qui lui sont nécessaires pour s'acquitter de sa mission.

Nous implorons le Très-Haut de guider nos pas et de nous aider à atteindre les objectifs que nous escomptons en faisant de la régionalisation élargie le socle de l'édifice institutionnel de l'Etat Marocain, dont Nous nous attachons à consolider les fondements comme Etat moderne de droit, des institutions et de la bonne gouvernance.

Nous veillons, à cet égard, sur la concomitance et l'étroite corrélation entre, d'une part, la protection des droits de la patrie en termes d'unité, d'intégrité territoriale et de souveraineté et, d'autre part, les droits de tous les Marocains à exercer une citoyenneté responsable et à jouir pleinement de leur dignité dans le cadre d'un Maroc unifié, solidaire, paisible et prospère.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".