vendredi 8 janvier 2010

L’Algérie doit-elle avoir peur du projet d'autonomie du Sahara ?

L’Algérie doit-elle avoir peur du projet d'autonomie du Sahara ?

Un lecteur assidu, connaissant mon intérêt pour la chose, a attiré mon attention sur une perle algérienne anti-marocaine sur le net. Le réseau — la poubelle de la démocratie ? — foisonne de ces inepties mais une fois n’est pas coutume. Que dit cette perle lumineuse ? «Le plan d’autonomie proposé par le Maroc constitue une idée diabolique qui contaminera le reste du Maghreb et finira par déchaîner les démons du tribalisme au sein des peuples maghrébins». C’est juste. Notre auteur anonyme — l’anonymat étant un des signes distinctifs du courage virtuel — fait montre d’une clairvoyance et d’une lucidité remarquables. L’autonomie des régions et la régionalisation avancée ne peuvent se réaliser que dans un pays où il y a un projet démocratique fédérateur. Une idée réelle de la nation. Et une paix profonde et civilisée entre les territoires qui se reconnaissent profondément en une seule souveraineté, celle de la nation. C’est cette unité nationale qui autorise la diversité régionale la plus large et les autonomies territoriales les plus audacieuses. Notre ami qui semble avoir peur de la liberté et de la démocratie devrait être rassuré par le fait que plus les gens gèrent leurs propres affaires en toute responsabilité, plus ils adhèrent à un projet collectif national fondé, justement, sur la «péréquation» — à l’UE, il parle de subsidiarité — où la solidarité inter-régionale est la clé de voûte du système. L’Algérie doit-elle avoir peur de ce projet ? La réponse est sincèrement oui. Pourquoi ? Parce que l’idée d’un plan d’autonomie pour la Kabylie est insupportable pour d’aucuns. Parce que le fait national algérien est fragile. Parce que l’Etat est partial trusté exclusivement par une fraction du pouvoir, notamment militaire, depuis l’indépendance. Parce que l’économie de rente annihile toutes les dynamiques.
Parce que les élites politiques sont exclues du système. Parce que les ambitions légitimes des élites régionales sont étouffées. Parce que le particularisme fécond culturel — une diversité nécessaire — est nié par l’Etat. On arrête là l’énumération, cette malheureuse colonne n’y suffirait pas. Conclusion : le plan marocain d’autonomie au Sahara et le lancement du processus national de régionalisation constituent de fait une menace stratégique réelle pour le système actuel algérien exsangue. Conclusion de la conclusion : l’affaire du Sahara va finir par se retourner dangereusement contre ses promoteurs. Le caillou va changer de chaussure. L’idée de démocratie et de liberté risque effectivement de les «contaminer» durablement au risque de mettre leur existence en péril. Les territoires prennent toujours leur revanche sur les hommes.


Par : Khalil HACHIMI IDRISSI

Baltasar Garzon renoue avec ses pulsions provocatrices à l’égard du Maroc


Baltasar Garzon renoue avec ses pulsions provocatrices à l’égard du Maroc

Baltasar Garzon a demandé aux autorités algériennes la permission de venir interroger treize présumées victimes dans le cadre de son enquête sur de prétendus crimes de guerre au Sahara.

Baltasar Garzon, juge de l’Audience nationale espagnole, renoue avec ses pulsions provocatrices. Dans les prochains jours, il compte se déplacer à Tindouf au sud-ouest de l’Algérie où il prétend vouloir auditionner les prétendues «victimes du Maroc». Selon une information de la Radio espagnole Cadena Cope, qui a rapporté l’information, le juge de l’Audience nationale annonce qu’il va enquêter sur des prétendus «crimes de guerre perpétrés par des responsables marocains» au Sahara. Selon une dépêche AFP, qui cite le site de la radio madrilène, Garzon aurait demandé aux autorités algériennes la permission de venir interroger treize présumées victimes dans le cadre de son enquête. Selon la même source, cette demande n’a pu être confirmée par une source judiciaire espagnole, mercredi 6 janvier. La démarche du juge espagnol a suscité la réaction de plusieurs militants associatifs marocains, surtout que la visite du juge de la principale instance pénale espagnole coïncide avec la visite du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, en Espagne programmée pour ce jeudi 7 janvier.
«Le timing de la visite de Garzon suscite plusieurs interrogations, surtout que cette visite intervient dans un contexte marqué par une large campagne systématique de dénigrement menée contre le Maroc. En plus, nous trouvons étrange le fait que le juge espagnol s’intéresse au seul cas des prétendus crimes commis par le Maroc et met à l’écart la plainte qui a été déposée par les victimes marocaines des crimes du Polisario. L’indépendance de la justice espagnole est remise en question», souligne Mohamed Talib, secrétaire général de la Ligue des défenseurs des droits de l’Homme sahraouis, dans une déclaration à ALM. Même son de cloche auprès du président de l’Association le Sahara Marocain (ASM), Mohamed Réda Taoujni. «La visite de Garzon montre que le gouvernement espagnol subit des pressions de la part du régime algérien pour faire fléchir sa position dans la question du Sahara. Il s’agit d’une mise en scène préparée par l’Algérie et sa création le Polisario», soutient le président de l’ASM. «La plainte des prétendues victimes sahraouies a été déposée en 2006. Pourquoi ce n’est qu’après quatre ans que le juge espagnol a décidé d’entamer son enquête et surtout que la visite de Garzon à Tindouf coïncide avec la visite de Abdelaziz Bouteflika en Espagne ? L’on est en droit de se demander, également, quel est le sort de la plainte déposée par les associations des victimes marocaines des crimes du Polisario et du régime algérien auprès du même juge ?», s’interroge M. Taoujni, ajoutant que le Maroc n’a rien à cacher et que le juge espagnol doit aller jusqu’au bout dans son enquête pour montrer que c’est l’Algérie et le Polisario qui sont les vrais responsables de ces crimes. Joint par ALM, Dahi Aguai, président de l’Association des portés disparus du Polisario a, pour sa part, une autre version des faits. «Le Polisario et le régime algérien font de la désinformation. Garzon Baltazar a répondu favorablement à la plainte des victimes marocaines des crimes du Polisario. Certes, le juge espagnol va se rendre à Tindouf pour auditionner certains ex-détenus au Maroc, mais il va également, selon nos sources, questionner les responsables du Polisario pour leurs crimes commis contre les Marocains», souligne M. Aguai. «Il s’agit de la première fois où le juge espagnol se rend à Tindouf. L’Algérie a été obligée d’ouvrir ses portes à Garzon. Le régime algérien et le Polisario n’essayent en réalité que de transformer ses défaites en victoires et leurs crimes en des acquis», ajoute-t-il. La visite de Baltasar Garzon sera certes suivie avec beaucoup d’attention des principaux concernés par l’affaire du Sahara marocain.

jeudi 7 janvier 2010

En raison du divorce consommé entre le pouvoir algérien et la Kabylie, l’autonomie est une nécessité vitale


En raison du divorce consommé entre le pouvoir algérien et la Kabylie, l’autonomie est une nécessité vitale

L’Opinion: Vous êtes président d’un mouvement qui proclame l’autonomie d’une partie du territoire algérien pour des causes identitaires et culturelles. Êtes-vous conscient des défis et entraves qui se dressent sur votre chemin en face d’un système qui vous accuse de trahison et de dépendance ?

Ferhat Mehenni: Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) prône l’autonomie régionale pour éviter l’implosion de l’Algérie. Nous sommes un mouvement pacifique qui table sur l’action démocratique pour parvenir à nos objectifs. Que le régime militaire algérien nous diabolise, il est dans son rôle. C’est dans sa nature de jeter l’anathème sur tous ceux qui s’opposent à lui. Il a peur de l’effet de contagion sur les autres régions du pays. Quant à la société kabyle, elle a très vite montré de l’intérêt pour la revendication autonomiste et c’est ce qui nous a encouragé à continuer sur notre lancée. Cela fait plus de huit ans maintenant que nous existons. Nos efforts ont fini par être couronnés de succès puisque le 20 avril 2009, à l’appel du MAK, plus de 20 000 personnes sont descendues dans les rues de Tizi-Ouzou. D’autres démonstrations sont à l’ordre du jour de cette année et montreront notre ancrage réel au sein de la société kabyle.
Nous sommes conscients des défis que nous relevons et nous en assumons les risques. Je vous rappelle qu’en juin 2004, on a déjà assassiné mon fils aîné pour me châtier de ma témérité à avoir revendiqué cette autonomie régionale. Mais quand on a la force de ses convictions, le cours de l’histoire ne s’arrête pas devant des écueils, quels qu’ils soient.

L’Opinion: Une partie de la presse algérienne vous accuse de militer pour le compte du MOSSAD et d’Israël. Que répondez-vous ?

Ferhat Mehenni: Ce sont les services algériens qui opèrent derrière des prête-noms journalistiques pour riposter à notre succès le 26 mai à la tribune des Nations Unies. La seule parade que le régime ait trouvée c’était de dire que nous nous réunissions avec le Mossad et la CIA à l’ambassade d’Israël à Paris. J’ai engagé des poursuites judiciaires à ce sujet. La justice algérienne ne s’est pas encore prononcée.
Mais puisque vous m’en donnez l’occasion, je démens solennellement ces allégations mensongères. D’ailleurs, dans le même article qui se retrouve sur tous les sites internet islamistes dans lesquels des appels au meurtre contre ma personne sont lancés, la télévision marocaine a été citée comme le média à travers lequel j’aurais annoncé un congrès du MAK pour le mois d’août dernier et pour déclarer la guerre à l’armée algérienne. Une pure invention du DRS pour diaboliser le MAK et son président. Vous voyez, si on s’en tient à ces assertions, cela aurait fait bientôt six mois depuis que le congrès aurait dû se tenir et la guerre être déclarée, il n’en est rien. Les mensonges sont toujours rattrapés par le temps.

L’Opinion: Vous faites constat de l’état de divorce politique consommé entre la Kabylie et le pouvoir algérien, est-ce une raison valable et suffisante pour revendiquer l’autonomie alors que le différend peut paraître d’ordre strictement culturel? Ne craignez vous pas le pire?

Ferhat Mehenni: C’est parce que le divorce est consommé entre le pouvoir algérien et la Kabylie que l’autonomie est autant une nécessité vitale qu’un moindre mal à ce qui risque d’arriver, si la situation stagnait. Nous sommes plutôt une soupape de sécurité contre la dislocation du pays. Sans le MAK et sa revendication autonomiste, cela irait droit vers la désintégration de l’Algérie. C’est la politique du régime algérien, calquée sur le modèle serbe en ex-Yougoslavie, qui va nous conduire à l’irréparable. Avant qu’il ne soit trop tard, je lance un appel aux décideurs du pays pour prendre en compte notre revendication. Le MAK est un mouvement qui leur tend la main pour une solution politique de raison, à même d’éviter les drames inscrits dans la logique qui a prévalu en ex-Yougoslavie jusqu’ici.

L’Opinion: Vous avez soutenu le plan d’autonomie au Sahara proposé par le Maroc pour mettre fin au conflit artificiel qui l’oppose au Polisario. Par cette prise de position vous vous êtes opposé à la position officielle du gouvernement algérien qui est totalement contre les intérêts au Maroc. Croyez vous que l’Algérie s’oppose a la proposition marocaine par peur d’être dans le futur contrainte de s’y conformer pour le cas de la Kabylie et des touaregs au sud ?

Ferhat Mehenni: Je m’oppose à la position officielle du régime algérien sur la base de valeurs et de réalisme. Je suis contre la guerre et l’effusion de sang. La proposition marocaine d’une autonomie régionale pour le Sahara me parait plus empreinte de sagesse que l’attitude rigide du gouvernement algérien sur la question. Elle est moralement supérieure à la guerre. Pour que les efforts de nos peuples soient orientés vers la construction de nos économies respectives, de nos cultures et de nos identités, nous avons tous besoin de paix. Je n’ai pas le droit de me prononcer à la place des autres, mais si j’étais un dirigeant du Polisario j’en aurais accepté au moins le principe. Le reste est du domaine de la négociation.
Si le gouvernement algérien, dans les jours à venir, propose au MAK de négocier les modalités de l’autonomie régionale pour la Kabylie, nous accepterions volontiers.
Par ailleurs, sur le plan de la simple logique et du bon sens, comment se pourrait-il que le MAK qui revendique une autonomie pour la Kabylie viendrait à s’opposer à la proposition marocaine de même nature pour la région du Sahara? Il le ferait au nom de quelle cohérence?

L’Opinion: Est ce que vous pensez que vous avez les moyens humains et financiers pour aller jusqu’au bout dans votre lutte qui s’annonce longue et périlleuse ? Quels sont vos appuis à l’intérieur comme à l’extérieur de votre pays?

Ferhat Mehenni: Nous comptons avant tout sur nous-mêmes pour mener notre combat à son terme. Quels que soient les soutiens amicaux que nous puissions recevoir, il n’y a que le terrain qui, en dernière instance, déterminera le rapport de force par lequel on obtient une victoire. Notre volonté d’aller jusqu’au bout de cette revendication est suffisante pour cet objectif. Nous souhaiterions cependant que tous les Nord-Africains, riches de leurs nombreuses identités, aillent ensemble vers la généralisation des autonomies régionales là où cela est nécessaire. Nous construirons un ensemble géopolitique autrement plus solidaire et plus viable que la misérable UMA où l’ont se fait un malin plaisir à se piéger les uns les autres au lieu de se concerter sur la meilleure manière de construire un avenir viable pour tous les peuples de cette région du monde.

L’Opinion: Vous êtes le leader d’un mouvement autonomiste mais on vous reproche d’être constamment hors des frontières de l’Algérie. Où se conçoit l’essentiel de votre lutte ?

Ferhat Mehenni : J’étais sur le terrain de 2001 à 2009. Depuis qu’on amnistie en Algérie les criminels de sang, les terroristes islamistes d’El Qaeda, Bouteflika et consorts se sont tournés, pour leur passe temps favori, vers la répression des démocrates et surtout des autonomistes. Après m’avoir assassiné mon fils âgé de 30 ans en juin 2009, ils m’ont exilé par la grâce d’un mandat d’arrêt qui ne repose sur aucun argument juridique hormis celui de mettre en prison un opposant gênant pour eux.
Mais la lutte pour l’autonomie de la Kabylie n’est pas une propriété personnelle, un intérêt privé. C’est le combat du peuple kabyle qui donne à son cadre de lutte le MAK, des femmes et des hommes de qualité. Ce sont ces derniers qui œuvrent chaque jour avec abnégation et conviction à faire de l’autonomie kabyle une réalité. Grâce à eux, la marche du 20 avril dernier a drainé pas moins de 20.000 personnes dans la rue à Tizi-Ouzou pour porter ensemble cette revendication autonomiste.
L’autonomie régionale n’a jusqu’ici, jamais disloqué un pays. Au contraire, nous sommes le meilleur rempart contre ce danger. Que chacun se le dise: Le MAK est une solution et non un problème. Il est la paix et non la guerre.

L’Opinion: Vote approche pour l’autonomie de votre région s’accorde dans divers points et principes avec la proposition marocaine d’autonomie de ses provinces du Sud. Est-ce une simple coïncidence? Ou est-ce que vous y êtes référencé pour élaborer votre projet de l’autonomie pour la Kabylie ?

Ferhat Mehenni: Honnêtement, je ne me suis pas posé la question de savoir qui du Maroc ou du MAK a été le premier à faire cette proposition d’une autonomie régionale. Cette question n’a pas de sens pour moi dans la mesure où cette solution n’a été inventée ni au Maroc ni en Kabylie. Elle est déjà en vigueur depuis longtemps dans de nombreux pays développés. Aujourd’hui, même le Soudan confronté à une guerre identitaire entre Sud et Nord depuis des décennies, vient de trouver un compromis entre belligérants pour une autonomie du Sud-Soudan.
Par ailleurs, les conceptions et les applications de l’autonomie sont différentes d’un pays à un autre. De ce fait, celle que revendique le MAK peut recouvrer une autre réalité que celle que prévoit le Maroc pour sa région du Sud.

des militants favorables au plan d’autonomie arrêtés par le DRS à Tindouf


des militants favorables au plan d’autonomie arrêtés par le DRS à Tindouf

C’est une information qui au premier abord pourrait paraître anodine, mais en réalité, elle revêt une importance capitale à l’aube de la possible reprise des pourparlers informels entre le Maroc et le front Polisario.
En effet, selon des sources proches de la direction du Front Polisario, les services de renseignements algériens, le DRS (Département Renseignement & Sécurité) auraient procédé mardi dans la nuit à l’arrestation de membres du Front Polisario qui avaient ouvertement manifesté leur sympathie au plan de règlement marocain du conflit du Sahara, et qui seraient des proches de Ahmedou Ould Souilem, ancien N° 2 de la diplomatie du Front Polisario, fraîchement rentré au Maroc (lien) , et plutôt volubile quant aux « débordements » effectués par la direction du mouvement de guérilla. Suite à l’entrée en scène du mouvement dissident du Polisario Khat Achahid (La ligne du martyr) il ya près d’une semaine, ces arrestations viennent confirmer le désir de l’Algérie d’étouffer dans l’œuf toute velléité de la part des habitants des camps d’adhérer au plan de règlement proposé par le Maroc.


A un moment où les relations entre les deux pays voisins sont extrêmement dégradées, cette crispation algérienne à l’égard du Maroc risque d’avoir des répercussions négatives sur l’ensemble de la région et le combat feutré que se livrent les frères ennemis risque de changer de forme…

Les jours qui viennent seraient durs pour les séparatistes du "polisario" (journal soudanais

Les jours qui viennent seraient durs pour les séparatistes du "polisario" (journal soudanais


Les jours qui viennent seraient durs pour les séparatistes du "polisario" qui demeurent fermement attachés à leurs idées obsolètes, a rapporté mercredi le journal soudanais "Akhir Lahda".





"Les jours qui viennent seraient encore plus durs pour les séparatistes du +polisario+ qui, fermement attachés à leurs idées obsolètes, demeurent dans l'attente d'instructions de leur parrain", surtout que la région du Sahara est entrée dans une phase de gestion autonome, conformément au Discours royal prononcé à l'occasion de l'installation de la Commission consultative de la régionalisation, souligne le quotidien.

Dans un article publié sous le titre "Khat Achahid, mouvement réformiste au sein du +polisario+ et perspective d'une solution de la question du Sahara marocain", la publication soudanaise indique que l'Initiative d'autonomie qui accorde aux habitants de la région du Sahara une large autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine, a fait que nombre de dirigeants du "polisario" ont pris conscience de l'impossibilité de continuer à servir de truchement pour une partie qui a intérêt, aussi bien au niveau interne qu'à celui régional, à ce que le conflit perdure.

"Akhir Lahda" a, dans ce contexte, rappelé le retour de plusieurs dirigeants du +polisario+ à leur mère patrie, le Maroc, et le choix fait par d'autres qui ont fui les camps de Tindouf, au Sud de l'Algérie, pour s'installer dans des pays voisins, notamment en Mauritanie ou en Espagne. Ces derniers, écrit-t-il, oeuvrent à faire face à la politique hégémonique de la direction actuelle du "polisario".

Le journal a de même attiré l'attention sur le fait que "Khat Achahid" qui "comprend de hauts dirigeants du +polisario+, tente d'éloigner le mouvement de l'hégémonie des renseignements d'un pays voisin (Algérie), qui a de tout temps exploité cette question de façon aux antipodes des intérêts supérieurs du Royaume et de son intégrité territoriale", et qui ne s'intéresse guère, ajoute la même source, du sort des sahraouis dans les camps de Tindouf.

La publication a également rappelé les dernières déclarations du mouvement "Khat Achahid" ayant qualifié de " catastrophique" la situation des droits de l'homme dans les camps de Tindouf et appelé la direction du " polisario" à présenter sa démission pour ouvrir la voie à de jeunes dirigeants désireux engager des négociations sérieuses en vue de parvenir à une solution globale de la question du Sahara marocain.

Le quotidien soudanais a enfin émis le voeu de voir le " polisario" faire prévaloir la sagesse et oeuvrer à une solution à ce conflit artificiel qui n'a que trop duré.