mardi 23 mars 2010

Les efforts de développement considérables engagés dans les provinces du sud présentés à Genève


Genève, 22/03/10 - Les efforts de développement considérables engagés par le Maroc dans les provinces du sud, dont l'indice de développement humain (IDH) enregistre un accroissement annuel moyen largement supérieur au taux national, ont été présentés lors d'un panel, organisé lundi à Genève, en marge de la 13ème session du Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU sur "le rô le des Agences régionales de développement dans la promotion des droits économiques, sociaux et culturels".



Ouvrant ce panel, qui a eu lieu au Palais des Nations, le directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud (APDS), M. Ahmed Hajji, a souligné que la contribution au PIB national de ces provinces excède de 50 pc leur poids démographique et que la proportion régionale de création d'emplois, sur les sept dernières années, représente deux fois et demi le poids démographique de ces régions.



M. Hajji s'est attardé sur le cas de Dakhla, mettant en exergue l'étendue et la diversité des efforts engagés pour le développement de cette cité à travers l'éradication des bidonvilles, la mise à niveau urbaine et le renforcement du réseau des équipements collectifs de la ville.



Il a aussi fait savoir que Dakhla bénéficie d'actions convergentes des pouvoirs publics qui veillent à une gestion intelligente et à la préservation des ressources biologiques, celle des écosystèmes marins, précisant que cette gestion se fait à travers la mise en place d'une réglementation adéquate et d'une infrastructure adaptée, en matière portuaire, de surveillance des cô tes et de formation aux métiers de la mer, ainsi que par la valorisation de la pêche artisanale et du pélagique.



Il a noté à, ce propos, que la filière de la pêche, industrie comprise, génère aujourd'hui, près de quarante mille emplois privés sur l'ensemble du littoral du sud marocain, et que ce sont plus de trente mille emplois additionnels et autant d'opportunités d'accès à l'emploi au profit des populations locales que le Maroc projette à travers les programmes de développement en cours dans la région, tels que les villages de pêche, le plan Halieutis pour une exploitation éco-responsable des ressources halieutiques et le nouveau port de Boujdour.



En outre, a-t-il ajouté, Dakhla recèle un potentiel touristique certain et fait l'objet d'une vision globale de tourisme intégré, qui se décline à travers l'existence d'une offre d'accueil compétitive et d'importants chantiers comme celui de l'aménagement de la baie et d'une future station balnéaire de dernière génération à Graret fertat, et ce dans un respect total des écosystèmes locaux.



M. Hajji a souligné, dans ce sens, l'efficience et l'impact au profit des populations, du Programme de développement urbain (PDU), un impact dû à la logique intégrée de ses actions en matière d'assainissement liquide et solide, d'eau potable, de voirie, d'éclairage public, d'espaces verts, d'équipements collectifs. Il a aussi fait part du bouclage du montage technico financier, il y a quelques jours, du projet de station de traitement des eaux usées de dernière génération qui va permettre à horizon 2012, dans un souci de protection durable de la baie de Oued Ed-Dahab et de la ressource hydrique si précieuse, de réutiliser ces eaux usées.

Le directeur général de l'APDS a passé en revue l'effort de développement dont a bénéficié la ville de Laâyoune, métropole régionale du Maroc, dotée d'infrastructures modernes et concurrentielles tel le port Al Marsa, faisant observer qu'il s'agit de l'un des premiers ports pélagiques au monde.



L'effort de développement entrepris par le Maroc dans les provinces du sud a été par la suite souligné par M. Emmanuel Direckx De Casterle, économiste et ancien représentant résident du PNUD au Maroc, qui a présenté un rapport sur le développement humain dans cette région du Royaume.



M. De Casterle a indiqué que les IDH dans les provinces du sud, qui étaient très inférieurs à la moyenne nationale, ont dépassé ceux qu'on trouve dans les autres régions du Maroc. Aujourd'hui les statistiques montrent qu'aussi bien le développement humain calculé dans les provinces du sud que le rythme de son accroissement sont supérieurs à celui du reste du Maroc, a-t-il dit.



Le panéliste a fait savoir que pour ce qui est des trois éléments (éducation, santé et niveau de vie-PIB) sur lesquels se base l'établissement des IDH, les provinces du sud dépassent très largement le reste du Maroc, mais aussi ceux des autres pays arabes et des pays en développement. Il a précisé que l'espérance de vie à la naissance, le pourcentage des accouchements en milieu surveillé, ainsi que le taux d'accès des ménages au réseau d'eau potable, le taux d'électrification, l'assainissement liquide dans les provinces du sud étaient supérieurs à ceux du reste du Maroc.



Lui succédant, M. Sidi Saleh Daha, directeur régional de l'Agence à Laâyoune, a abordé les différentes facettes du développement de la province de Boujdour, qui bénéficie aujourd'hui d'une importante infrastructure (nouveau port, routes). Il a aussi passé en revue les réalisations en matière de développement humain, des activités génératrices de revenus, de résorption de l'habitat insalubre (5000 lots en chantier en cours de valorisation), de promotion de la culture locale, d'appui à la société civile et d'équipements socio-éducatifs.



Quant à Mme M'Barka Zerouali, présidente de l'Association d'appui aux personnes handicapées à Laâyoune, elle a exposé l'action de cette Association au service des handicapés.



De son côté, M. Patrice Burger, directeur du Centre d'actions et de réalisations internationales (CARI), a présenté le programme de sauvetage et de développement des oasis du sud du Maroc, qu'il a considérée comme une expérience originale de développement durable.



L'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale, modérateur, avait indiqué que l'expériences des Agences régionales de développement procède des choix démocratiques du Maroc et de sa stratégie nationale visant à asseoir sa politique de régionalisation sur le plan politique et administratif sur la base du développement durable et d'investissements économiques capables de créer l'emploi et de générer la richesse et, partant, le bien-être de la population locale.



Il a, en outre, fait remarquer que l'Initiative d'autonomie des provinces du sud dans le cadre de la souveraineté marocaine est fondée sur cette même détermination du Royaume de créer toutes les conditions de développement nécessaires à la population de la région pour gérer ses propres affaires locales.

Les étudiants issus des provinces du sud mobilisés autour du projet d'autonomie


Agadir-22/03/10- Les étudiants issus des provinces du sud ont réitéré, dimanche à Agadir, leur soutien "ferme et inconditionnel" à l'initiative d'autonomie pour le règlement du différend autour du Sahara marocain et mettre fin au calvaire des sahraouis séquestrés sur le territoire algérien.


Au cours d'une rencontre de sensibilisation sur le projet d'autonomie, organisée dimanche à Agadir, les participants ont affirmé que l'initiative d'autonomie, présentée par le Maroc, est une "option réaliste et logique car elle est la seule à même d'épargner à la région les dangers de l'instabilité et de l'insécurité".



Après avoir passé en revue les derniers développements du dossier du Sahara, ils ont relevé le rô le de l'étudiant dans la défense de la cause sacrée du Royaume et la sensibilisation à l'importance du projet d'autonomie pour clore un dossier monté de toutes pièces par les ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc.



Cette rencontre s'est déroulée en présence d'universitaires, élus, ainsi que de représentants d'étudiants de plusieurs pays arabes.

Sahara:" Quand on écoute les témoignages des victimes, c'est l'horreur absolu", témoigne Delphine Bourgeois


Militante des droits de l'Homme, Mme Delphine Bourgois s'interesse à la question du Sahara .Un conflit qui dure depuis trois décennies où trois pays sont concernés: le Maroc, l'Algérie et

la Mauritanie.Après

plusieurs mois de travaux en Mauritanie,cette militante des droits de l'homme nous expose ses sentiments sur ce conflit qui a aussi une dimension humanitaire...

Africaguinee.com : Parlez-nous de vos travaux sur les victimes mauritaniennes de violations des droits l’Homme ?

Delphine Bourgeois :Pour l’agence internationale pour le développement que je représente, c’est une nécessité d’être ici à Genève pour dénoncer les violations des droits de l’Homme qui ont été commis dans les camps de Tindouf (situés au sud ouest algérien, ndlr).L’idée ,c’est qu’on était sollicité par plusieurs ONG mauritaniennes. Au début j’ai hésité à me rendre sur place mais une fois en Mauritanie, j’ai entendu les témoignages des victimes, les familles des personnes disparues ou séquestrées dans les camps de Tindouf qui ont pris l’initiative de rendre public des faits qui ont touché leur dignité. Des faits qui sont gravés dans leurs mémoires qui concernent les humiliations, viols, tortures, enlèvements...
Je suis sidérée, consternée que des traitements inhumains et barbares puissent exister en ce début du XXIème siècle. Et ces violations vont crescendo dans l’horreur et varient entre enlèvements, disparitions, détentions arbitraires, sévices corporels et psychiques et même de cannibalisme ! Et donc ces victimes mauritaniennes ont décidé aujourd’hui de rompre le silence et de faire des témoignages sur ce qu’elles ont subies. Certaines victimes sont venues ici à Genève pour expliquer leur histoire à la communauté internationale. Ils demandent un soutien pour qu’une justice internationale soit rendue. Il y a donc eu des tortures, des traitements inhumains qui violent les conventions internationales sur les droits de l’Homme. Compte-tenu de l’urgence, il faut que le conseil des droits de l’homme se saisisse de cette affaire pour mettre en lumière sur cette affaire.

Avez-vous des chiffres sur ces violations ?

Nous avons répertorié 400 victimes mauritaniennes de ces violations des droits de l’Homme. Pour rappel, au début du conflit au Sahara dans les années 70, ce sont 4000 volontaires mauritaniens qui avaient rejoint les rangs du Polisario pour se battre contre l’armée marocaine. Mais après les accords entre le Polisario et
la Mauritanie

, ces personnes ont été assimilées à des traitres, des mercenaires et ils ont été arrêtés et torturés dans les camps de Tindouf. Les survivants ont été mis en cellule sous forme de tombeau où ils avaient les pieds et mains liés pendant des années. Quand on écoute les témoignages de ces survivants, c’est vraiment l’horreur absolu. Certains détenus ont eu les tendons coupés, des actes de cannibalisme…

Je pense donc qu’il faut aider ces victimes mauritaniennes au niveau du conseil des droits de l’Homme .

Avec ces témoignages,pouvez-vous nous dire qui sont les responsables de ces violations ?

Je crois que c’est la justice internationale qui identifier ces responsables. Il faut ouvrir une enquête pour que les victimes de ces atrocités obtiennent des indemnisations ou des réparations.

Avez-vous eu des contacts avec des organismes comme le CICR pour soutenir ces victimes ?

On est entrain de mener les démarches. Je pense qu’il faut que des rapports soient envoyés à tous les organismes humanitaires.

Dans ce conflit sur le Sahara, le Maroc et l’Algérie sont aussi concernés. Quels sont vos rapports avec ces deux pays, dans le cadre de vos travaux ?

Nous avons entamé au début des démarches avec ces deux pays. Mais notre démarche est de ne pas soutenir une partie contre une autre au sujet du Sahara. Notre objectif c’est de dénoncer les faits et que la justice internationale fasse son travail. Notre démarche est donc strictement humanitaire et non politique.

Certaines victimes ont –elles obtenues des indemnisations ou des réparations au niveau du gouvernement mauritanien?

Vous savez, après les différents témoignages que nous avons reçu, tout le monde était ému. Et nos démarches sont assez récentes ; par conséquent c’est après une enquête internationale que les victimes pourront bénéficier de réparation ou d’indemnisation. Nous sommes pour l’instant dans la phase de sensibilisation.

Pour terminer, un mot pour la communauté internationale ?

Il faut que justice soit rendue au niveau international. On ne peut pas laisser ces victimes dans l’ombre...

Entretien réalisé par Mamadou Kaba Souaré
Pour Africaguinee.com

lundi 22 mars 2010

Signe d'un isolement diplomatique de Bouteflika : le Sénat US appuie le Maroc dans le conflit du Sahara


C'est une lettre historique signée par 54 sénateurs américains (une majorité bipartisane) qui a été adressée le 16 mars au Secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton soutenant une solution au conflit du Sahara basée sur «une large autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine » et qualifiant de « sérieuse et crédible » la proposition marocaine d’autonomie.

La majorité bipartisane de sénateurs américains—conduite par les sénateurs Diane Feinstein (Démocrate-Californie) et le sénateur Kit Bond (Républicain-Missouri), respectivement présidente (Chairman) et numéro deux (ranking member) de la Commission des Renseignements du Sénat—a adressé une lettre à la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Rodham Clinton soutenant la politique américaine vis-à-vis du conflit au Sahara et exprimant sa préoccupation en ce qui concerne l’instabilité régionale croissante et la hausse de la menace terroriste en Afrique du Nord. Ces derniers ont appelé l’Administration Obama a accorder « d’avantage d’attention a cette question afin de résoudre un des problèmes politiques le plus urgents dans la région, le conflit au Sahara» et ainsi «éliminer le principal obstacle à la stabilité dans la région. »



Cette lettre du Sénat américain traduit un soutien fort pour la politique américaine qui appuie une solution au conflit du Sahara basée sur «une large autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine » et qualifie comme « sérieuse et crédible » la proposition marocaine d’autonomie.

En avril 2009, 233 membres de la Chambre des Représentants—une majorité bipartie—ont adressé une lettre [http://moroccanamericanpolicy.com/wsdocs/233letter.pdf] au Président Obama préconisant son soutien pour la proposition marocaine d’autonomie, exprimant aussi leur préoccupation que le conflit persistant au Sahara porte atteinte aux efforts visant a combattre l’instabilité et le terrorisme croissants dans la région.

Parmi les signataires de la lettre du Sénat: les présidentes et les numéros deux du parti minoritaire des Commissions sur les Services Militaires, les Appropriations, la Finance, et la Sécurité Intérieure et les Affaires Gouvernementales; le président de la Commission sur la Politique du Parti Démocrate au Sénat, le Sen. Byron Dorgan, (Démocrate-Dakota du Nord), et le leader adjoint du Parti Minoritaire au Sénat le Sen. John Kyl, (Républicain-Arizona).
La lettre évoque aussi le rapport, “Pourquoi le Maghreb compte-t-il?,” publié le 31 mars 2009 par un group d’experts en politique étrangère, y compris l’ancienne Secrétaire d’Etat Madeleine Albright, l’ancien Commandant Suprême des Forces Alliées de l’OTAN le Gén Wesley Clark, et l’ancien Ambassadeur Stuart Eizenstat, affirmant que «les Etats-Unis doivent œuvrer diligemment avec ses partenaires pour résoudre l’impasse au Sahara Occidental» afin de protéger les intérêts sécuritaires américains et promouvoir la prospérité et la paix régionales. En janvier 2010, un rapport du Centre Internationale pour les Etudes sur le Terrorisme de l’Institut Potomac pour les Etudes Politiques a révélé la hausse de 550% en attentats par al-Qaeda et d’autres groupes terroristes en Afrique du Nord depuis le onze septembre 2001.

L.M. (avec l'aide de Saad Lounès)

Au lendemain d'un nouvel appui US : Le Maroc rejette « définitivement » toute idée de référendum au Sahara


Le Roi Mohammed VI du Maroc a réitéré jeudi au médiateur onusien au Sahara, l’Américain Christopher Ross, que son pays rejette ’’définitivement" le référendum au Sahara, ce que le Polisario réclame.

C’est un communiqué officiel qui a tenu à le préciser après des entretiens du Roi Mohammed VI avec le facilitateur onusien, qui a entamé jeudi par le Maroc sa deuxième tournée officielle dans la région pour relancer les pourparlers sur le Sahara, bloqués à leur quatrième round depuis mars 2008.

Le souverain alaouite a précisé à « l’ambassadeur Ross que pour le Maroc le mécanisme d’un référendum à options multiples, minoritaire au demeurant dans la pratique des Nations Unies, est définitivement écarté », rapportent les médias officiels.

Le Maroc a réaffirmé sa « pleine disposition à négocier et parvenir à une véritable solution politique définitive à ce différend régional, sur la base de la résolution du Conseil de sécurité 1871, d’avril 2009, qui invite les parties à faire preuve de réalisme et d’un esprit de compromis dans des négociations intenses et substantielles », ajoutent les mêmes sources.

Mohammed VI a également « rappelé à l’Envoyé personnel que l’Initiative marocaine d’une autonomie du Sahara, dans le cadre de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale du Royaume, répond parfaitement aux paramètres et directives des résolutions du Conseil de Sécurité », est-il souligné.

Le Polisario, qui conteste la souveraineté marocaine sur le Sahara (250 000 km 2) depuis fin 1975 après le départ négocié du colonisateur espagnol, réclame un référendum d’autodétermination jugé « inapplicable » par Rabat, appuyé par des capitales influentes, dont Washington, Paris et Londres, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Pour Rabat, le plan d’autonomie, proposé depuis avril 2007, demeure « la seule solution envisageable » pour sortir de l’impasse.

La réplique du souverain alaouite équivaut à " un rappel à l’ordre" selon les observateurs basés à Rabat.

Cette position ferme de Rabat intervient au lendemain de la publication d'une lettre signée par 54 sénateurs américains exprimant un soutien fort et bipartisan en faveur d’un règlement négocié basé sur l’autonomie sous souveraineté marocaine afin d’éliminer « l’obstacle majeure à la stabilité» et combattre la menace croissante du terrorisme en Afrique du Nord

Cette lettre du Sénat américain traduit un soutien fort pour la politique américaine qui appuie une solution au conflit du Sahara basée sur «une large autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine » et qualifie comme « sérieuse et crédible » la proposition marocaine d’autonomie.

Les pourparlers de Manhasset, près de New York, achoppent constamment sur la divergence des deux protagonistes dont les négociations sont qualifiées de « dialogue de sourds ».

Un cinquième round tarde de voir les jours en dépit de deux rounds informels de pourparlers sous l’égide de l’ONU, respectivement en aout 2009 et en février dernier.

Le facilitateur onusien, en poste depuis fin 2008, devrait se rendre également à Tindouf, au sud ouest d’Algérie, pour y rencontrer les dirigeants du Front Polisario.

Le périple onusien comprend Nouakchott et Alger, deux membres observateurs des négociations.