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mercredi 21 avril 2010

Les parlementaires chez les FAR dans les provinces du sud


groupe de parlementaires, qui effectue actuellement une tournée dans les provinces du sud, a rendu visite mardi à des unités des Forces armées royales (FAR) à Frerenate, à 40 km de la ville d'Es-Smara.

Les parlementaires, représentant plusieurs partis politiques à la Chambre des représentants et à la Chambre des conseillers, ont été informés à cette occasion par des officiers supérieurs des FAR de la mission dévolue à cette unité, en poste près du mur de sécurité, ainsi que des moyens et équipements mis à sa disposition pour défendre l'intégrité territoriale du Maroc.

Les représentants de la Nation ont également pris connaissance des conditions de vie au quotidien des vaillants éléments des FAR et de leurs énormes sacrifices au service des causes sacrées du Maroc.

Dans des déclarations à la MAP, ces parlementaires ont loué l'esprit de sacrifice dont font preuve ces soldats et leur dévouement pour mettre en échec toute tentative de porter atteinte à l'intégrité territoriale du pays.

Ainsi, M. Chaoui Belassal, vice-président du groupe du rassemblement constitutionnel unioniste à la Chambre des représentants, a indiqué que cette visite a permis aux parlementaires de s'enquérir du climat de paix et de quiétude dont jouissent les provinces du sud grâce aux efforts de l'Etat et aux sacrifices des forces armées royales et à l'abnégation de leurs éléments.

Il a également salué le rôle éminent joué par les FAR dans la lutte contre la contrebande et l'émigration clandestine dans les provinces du sud, parallèlement à la mission assumée par les pouvoirs publics dans les autres provinces et régions du Royaume, précisant que la sécurité et la stabilité qui prévalent dans ces provinces les prédisposent à accueillir davantage d'investissements, notamment dans les domaines industriel et touristique.

De son côté, M. Ide Beda Cheikh Ahmedou, du groupe de l'authenticité et de la modernité à la Chambre des conseillers, a mis en exergue l'importance de la visite des unités des FAR postées dans les provinces du sud, précisant que cette tournée a été l'occasion de s'informer des conditions de vie des militaires marocains et de leur mission exaltante au service de l'unité du pays et des causes sacrées de la Nation.

Quant à Abdellatif Abdouh, membre du groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme à la Chambre des conseillers, a souligné la constante mobilisation du peuple marocain, toutes formations politiques et couches sociales confondues, pour la défense de l'intégrité territoriale du Royaume, avant de rendre hommage aux actions menées quotidiennement par les FAR pour sécuriser les frontières et permettre aux populations des provinces du sud de mener une vie paisible et de s'adonner à leurs activités dans la paix et la tranquillité.

Avant de se rendre à Es-Smara, les parlementaires avaient fait escale lundi à Agadir pour visiter le commandement de la zone sud ainsi que quelques établissements des FAR.

Le général de corps d'armée Abdelaziz Bennani, inspecteur général des FAR et commandant la zone sud, qui a reçu la délégation, a salué l'initiative des parlementaires de rendre visite aux éléments des FAR stationnées dans les provinces du sud du Royaume.

La délégation des deux Chambres du parlement, arrivée mardi soir à Laâyoune, est attendue mercredi à Dakhla avant de mettre le cap sur Aousserd.

Nécessité d'ouvrir les camps de Tindouf


Une délégation composée d'acteurs politiques importants issus des provinces du Sud, a entamé, mardi, une série de rencontres avec des membres du Congres américain pour souligner l'impérieuse nécessité d'ouvrir les camps de Tindouf et l'importance de la proposition marocaine d'autonomie comme unique moyen pour régler définitivement la question du Sahara.

La délégation de Sahraouis marocains, composée de Ahmadou Ould Souilem, ex-dirigeant fondateur du polisario, et Mbarka Bouaida et Zahra Chegaf, parlementaires, en visite aux Etats-Unis pour apporter des éclairages sur la question du Sahara, ont plaidé pour une coopération entre le Congres américain et le parlement marocain, en vue de trouver une solution qui donnera un coup d'arrêt aux souffrances des séquestrés dans les camps de Tindouf et leur permettra de regagner leur pays d'origine, le Maroc.

Dans une déclaration à l'agence MAP à l'issue d'une rencontre avec Michael Michaud, un député démocrate représentant la ville du Maine, Mme Bouaida, présidente de la Commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, a souligné que l'entrevue a porté notamment sur la question du Sahara et l'aide que le Congres américain pourra apporter pour résoudre ce problème qui n'a que trop duré, dans le cadre de la proposition d'autonomie sous souveraineté marocaine.


La persistance du conflit compromet le développement et la sécurité dans la region
La persistance de ce conflit compliquera la situation et engendrera des problèmes d'ordre économique mais aussi sécuritaire dans la région, a mis en garde la députée sahraouie.

Les rencontres avec les congressmen, qui se poursuivront mercredi, permettent d'apporter quelques éclaircissements au sujet du conflit du Sahara, a dit Mme Bouaida. «Nous voulons transmettre un message lors de nos réunions à Washington, en l'occurrence la nécessite impérieuse d'ouvrir les camps de Tindouf pour permettre aux séquestrés de rentrer chez eux et de vivre dans la dignité avec leurs familles dans les provinces du sud du Maroc», affirme la députée sahraouie.

Mme Chagaf, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a souligné que les rencontres dans la capitale fédérale américaine avec des membres du Congres interviennent dans le sillage d'une série de réunions que la délégation a eues la semaine dernière à New York avec les représentants de plusieurs pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu ainsi que d'ONG américaines pour les éclairer sur la question du Sahara.

Ces rencontres ont été «très positives puisqu'elles nous ont permis de faire entendre notre voix auprès de personnes influentes», a dit Mme Chagaf.

Le polisario ne représente pas les Sahraouis
«Nous avons transmis des messages clairs, à savoir que le Polisario ne représente pas les habitants du Sahara et que l'autonomie est l'unique solution consensuelle pour régler cette question», a fait savoir la députée.

La délégation a également expliqué le caractère urgent de la situation dans les camps de Tindouf. «Il est temps d'ouvrir les camps, de recenser les séquestrées, de connaître leur identité et de leur accorder les libertés de circulation et d'expression», a martelé Mme Chagaf.

Ahmadou Ould Souilem a réitéré, pour sa part, que la délégation sahraouie est porteuse de messages pour l'opinion publique, les institutions officielles, les ONG et les décideurs aux Etats-Unis, au sujet des derniers développements de la question du Sahara et de la proposition d'autonomie présentée par S.M. le Roi .

L'autonomie, unique solution
«Les Sahraouis soutiennent ce plan et le défendent, non seulement parce qu'ils servent leurs intérêts, du fait qu'il représente le seul moyen pour dépasser l'impasse, mais aussi parce qu'il reflète la philosophie même du compromis et du consensus qui est au coeur de la démarche des Nations unies», a dit l'ex-dirigeant du polisario.

Le plan marocain «traduit l'approche de ‘ni vainqueur ni vaincu' qui permet aux Sahraouis de gérer leurs propres affaires sous souveraineté marocaine», souligne-t-il encore.

Ould Souilem a, également, fait savoir que la délégation a évoqué la question des droits de l'Homme, relevant que ce sujet est instrumentalisé par les adversaires du Maroc pour dévier le processus politique en cours. S'agissant des négociations sur le Sahara, Ould Souilem a noté que «le Maroc les appréhende avec un esprit ouvert et affiche une volonté manifeste d'aller de l'avant» pour un règlement définitif de cette question.

La délégation marocaine avait rencontré lundi et mardi des représentants d'ONG et de think tank américains tels le Ned (National Endowment for Democracy), United States Institute of Peace et Freedom House, ainsi que des représentants des médias US.

La délégation doit avoir également des réunions avec des responsables de la Maison-Blanche et du Département d'Etat.

Le président d'une ONG appelle l'Algérie à garantir le droit des séquestrés de Tindouf à la libre circulation


Le président de la Ligue des droits de l'Homme au Sahara, Baba Miyara a appelé l'Algérie à garantir le droit des séquestrés de Tindouf à la libre circulation, conformément aux chartes internationales.

Au vu que les séquestrés sahraouis se trouvent sur son sol, l'Algérie est appelée à leur garantir leurs droits à la libre circulation, au choix de leurs lieux de résidence, au contact de leurs familles et à la rencontre des organisations internationales des droits de l'Homme, a affirmé M. Miyara qui était l'invité lundi du journal du soir de la chaîne 2M.

L'Algérie doit également autoriser les représentants des organisations des droits de l'Homme à visiter les camps, outre la tenue d'un recensement et l'adoption de mécanismes transparents et bien définis relatifs à l'évaluation des aides internationales au profit des séquestrés, a-t-il dit, mettant l'accent sur la souffrance endurée par les séquestrés qui sont exploités par le polisario qui détourne les aides humanitaires qui lui sont destinées.

La conclusion qu'on peut tirer du retour massif des séquestrés de Tindouf à la Mère-patrie c'est que ces derniers ont été victimes des allégations mensongères véhiculées durant plusieurs années par la direction du polisario, a-t-il souligné.

En s'arrêtant sur les grands chantiers, les politiques d'ouverture et les pas franchis par le Maroc dans le domaine des droits de l'Homme, ces ralliés ont pu être au fait des allégations mensongères du polisario, a-t-il poursuivi.

Il a appelé tous les sahraouis séquestrés à Tindouf à suivre le chemin de leurs frères qui ont regagné la mère-patrie, soulignant qu'il y a une conviction croissante surtout au sein des jeunes que l'avenir des Sahraouis est dans le projet d'autonomie et la démocratie qui règne au Maroc.